| Les
actions de la Fondation Soutien
de programmes de recherche 2010
Janvier
2010 Titre
du programme
: Régulation
de la prolifération et potentiel de différenciation des cellules
vasculaires Nkx6.1 du système nerveux humain Responsable
du programme :Dr
Hugnot Jean-Philippe (Inserm
U583 Physiopathologie et Thérapie des Déficits Sensoriels et Moteurs,
Institut des Neurosciences de Montpellier, France)
Résumé
:Il est maintenant
bien établi que le cerveau et la moelle épinière adulte contiennent
un réservoir de cellules souches qui pourrait être mobilisé
pour régénérer les lésions nerveuses consécutives
à un accident vasculaire cérébral ou des maladies telles
que la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer. La plupart de nos
connaissances viennent de travaux chez la souris. La diversité de ces cellules,
leur localisation et leurs propriétés sont beaucoup moins connus
chez l'humain. Grâce à une collaboration étroite avec les
services de neurochirurgie du CHU de Montpellier, nous avons pu isoler et cultiver
pendant plusieurs mois, des cellules qui participent à la formation des
vaisseaux du système nerveux. Contre toute attente nous avons montré
que ces cellules avaient des propriétés de cellules souches et qu'elles
pouvaient facilement fabriquer de l'os et du cartilage in vitro. Nous avons aussi
observé qu'elles portaient des protéines que l'on trouve généralement
dans les enveloppes isolantes des cellules électriques (gaine de myéline)
et qui sont endommagées dans la sclérose en plaque. Enfin nous avons
identifié une autre protéine, NkX6.1 qui pourrait être impliquée
dans leur multiplication. Le but de ce projet est d'étudier davantage ces
cellules vasculaires pour analyser si elles peuvent donner effectivement des vraies
gaines de myéline in vitro, étudier leur multiplication et examiner
si dans des lésions du système nerveux on observe une transformation
en os de ces cellules. Ces cellules sont aussi très augmentées dans
les tumeurs cérébrales et un meilleur contrôle de leur nombre
est susceptible d'avoir des retombées également dans ce domaine
thérapeutique.
Mots
clés significatifs : Vascularisation
cérébrale, Cellules souches, Vieillissement, Lésions nerveuses
Montant
du financement: 15 000euros ***************** Titre
du programme
: Autophagie
et mort cellulaire programmée après une hypoxie-ischémie
cérébrale néonatale: du rongeur au cerveau humain, de l'IRM
à l'histologie. Responsable
du programme :
Dr. Truttmann
Anita Carmen
(Neonatal Research Laboratory, Division of Neonatology and Department of Biology
and Cellular Morphology, University Hospital Center and University of Lausanne,
Switzerland)
Résumé
: Malgré
les grands progrès en médicine obstétricale et néonatale,
le manque d'oxygène à la naissance constitue une des causes majeures
d'infirmité motrice cérébrale. La complexité et les
différents types de mort cellulaire impliqués lors d'un tel événement
rendent l'aboutissement de recherche protectrice difficile et jusqu'à ce
jour, aucun traitement médicamenteux clinique n'est reconnu. Le projet
soumis a pour but de poursuivre une piste de mort cellulaire neuronale récemment
découverte par notre groupe de recherche et qui est celle de l'autophagie.
L'autophagie constitue un processus cellulaire physiologique de "nettoyage"
dans la cellule. Une activation excessive de ce processus conduisant à
la mort des neurones a été mise en évidence dans certaines
conditions pathologiques comme des maladies neurodégénératives
ainsi que dans l'accident vasculaire cérébral. Notre groupe a pu
mettre en évidence la présence d'une mort cellulaire de type autophagie
dans deux modèles de manque d'oxygène de ratons nouveaux-nés
: l'infarctus cérébral et le manque d'oxygène global, ces
deux modèles ayant une bonne corrélation à la clinique. Nous
proposons dans le projet actuel d'étudier les mécanismes d'autophagie
excessive dans des conditions de manque d'oxygène tant sur un modèle
sévère de raton nouveau-né que sur du matériel cérébral
d'autopsie provenant de nouveaux-nés humains décédés
suite à une asphyxie et lequel nous comparerons avec les données
radiologiques (images de résonance magnétique) rétrospectivement.
Nous rechercherons les différents marqueurs de l'autophagie et de la mort
cellulaire de type apoptose dans les deux conditions, puis nous investiguerons
les possibilités d'inhibition de l'autophagie dans le modèle animal
en faisant recours à la technique par interférence génétique
qui permet de rendre muets certains gènes de l'autophagie. Par ce projet
qui relie les études animales au cerveau humain, et l'imagerie à
résonance magnétique avec l'histologie, nous espérons ouvrir
une nouvelle approche thérapeutique de neuroprotection.
Mots
clés significatifs : asphyxie
néonatale, autophagie, mort cellulaire, neuroprotection Montant
du financement: 7 500euros ***************** Titre
du programme
:
Les
lésions cérébrales du prématuré : Rôle
de l'unité glio-vasculaire Responsable
du programme :
Dr Verney
Catherine (Inserm
UMR676, " Physiopathologie et Neuroprotection des Atteintes du Cerveau en
Développement " Hopital Robert Debré, Paris, France)
Résumé
: Malgré
les progrès réalisés dans le suivi des grossesses a risque,
les grands prématurés naissant avant 7 mois de grossesse ont environ
10% de risque de développer des handicaps cérébraux, moteurs,
cognitifs et/ou comportementaux plus ou moins important. Les lésions cérébrales
des grands prématurés a l'origine de ces handicaps sont localisées
dans le cortex cérébral profond et font intervenir les cellules
dites gliales - des cellules nourricières et de défense - incluant
les cellules des vaisseaux nécessaires a la survie des neurones. Aucun
traitement n'est disponible actuellement pour traiter ces lésions. L'objectif
de ce projet est d'étudier l'expression de différents marqueurs
moléculaires et cellulaires pouvant intervenir dans la genèse des
lésions cérébrales du prématuré sur des prélèvements
post-mortem obtenus après consentement éclaire des parents de l'enfant
décède de cette maladie. Nos résultats apporteront des données
importantes dans la compréhension des mécanismes intervenant dans
la genèse des lésions. Ces résultats pourront être
approfondis dans des modèles animaux développes au laboratoire. Le
but de notre travail est de développer des outils diagnostiques en particulier
par imagerie ftale afin de mieux analyser le devenir de ces lésions
cérébrales du prématuré et de développer des
stratégies de protection du cerveau du prématuré pour diminuer
le risque de handicap.
Mots
clés significatifs : prématurite,
handicap neurodéveloppemental, lésions cérébrales,
vaisseaux, cellules de soutien cerebral. Montant
du financement: 15 000euros retour
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