Fondation Thérèse et René Planiol pour l'étude du Cerveau

Etablissement reconnu d'utilité publique décret du 2 février 2005

[Accueil][Qui sont Thérèse et René Planiol?] [Objectifs] [Faire un don] [Fonctionnement] [Appeld'offres] [Les actions de la Fondation][liens]

 

Les actions de la Fondation

Soutien de programmes de recherche

2011


Janvier 2011

Titre du programme :Perception de la voix humaine et hallucinations auditives : étude neurophysiologique et clinique

Responsable du programme :
Dr Bruneau Nicole (UMR INSERM U930 - CNRS FRE 2448 - Centre Universitaire de Pédopsychiatrie - CHRU Bretonneau Tours France)

Résumé : Certaines régions de notre cerveau sont spécialisées dans la perception des visages, d'autres dans la perception de la voix humaine. Ceci a été montré avec les méthodes d'imagerie IRMf mais également avec les méthodes électrophysiologiques. Ainsi dans nos travaux récents nous avons pu mettre en évidence à partir d'un simple électroencéphalogramme des réponses spécifiques à la voix humaine, dissociées des réponses aux autres stimulations de notre environnement. Ces réponses peuvent être aussi bien enregistrées chez l'enfant au cours du développement normal que chez l'adulte. Nous avons également montré des anomalies de cette réponse chez des personnes avec autisme qui présentent des perturbations importantes des interactions sociales et de la communication.
La perception de la voix humaine et ses altérations sont aussi impliquées dans les hallucinations auditives. Ces dernières sont un symptôme fréquent dans de nombreuses pathologies psychiatriques comme la schizophrénie et sont source d'angoisse et de troubles du comportement pour ces patients.
L'hypothèse de ce projet est que les personnes avec hallucinations auditives présenteraient des anomalies de perception de la voix humaine et qu'en particulier elles percevraient leur propre voix comme une voix étrangère.
Dans le travail jusqu'à maintenant réalisé chez le sujet sain, nous avons montré que les réactions du cerveau sont différentes lors de la perception de sa propre voix comparée à la voix d'un inconnu. La suite de notre travail permettra de savoir si ces réponses cérébrales sont perturbées chez les sujets présentant des hallucinations auditives. Nos résultats devraient nous permettre d'améliorer la connaissance des mécanismes cérébraux impliqués dans la perception de la voix humaine et notamment dans les hallucinations auditives et d'identifier des fonctionnements cérébraux cibles pour le futur développement de thérapeutiques.

Some human brain areas are specialized in the perception of faces, others in the perception of the human voice. This has been shown with neuroimaging (fMRI) and electrophysiological methods. In our recent work using evoked potentials we have been able to evidence specific responses to the human voice, clearly dissociated from responses to environmental stimuli. These responses are recorded both in normally developing children and in adults. Our previous findings also demonstrated atypical responses to voice in individuals with autism who are characterized by significant social interaction and communication disorders.
The perception of the human voice and its disturbance might be involved in auditory hallucinations. These are common symptoms in many psychiatric disorders such as schizophrenia and are a source of anxiety and disturbed behaviour for these patients. The hypothesis of this study was that people with auditory hallucinations experience abnormal perception of the human voice, and specifically that they might perceive their own voice as a strange voice. Our preliminary results obtained in healthy subjects indicated that the cerebral responses of an individual to his own voice and to non-familiar voices are different. The study in subjects with auditory hallucinations is on going.
Our results should allow us to improve the understanding of brain mechanisms involved in auditory hallucinations and to identify cerebral targets for future development of therapeutics.

Mots clés significatifs : Voix humaine - Hallucinations auditives - Electrophysiologie

Montant du financement: 19 200euros

*****************

Titre du programme : Apport de la TEP [18 F AV 45] dans le diagnostic précoce des syndromes d'atrophie corticale focale de type aphasie progressive et syndrome de Benson

Responsable du programme :
Dr Hommet Caroline (UMR INSERM U930 - CNRS FRE 2448 -Equipe 4 "Troubles affectifs, Hôpital Bretonneau Tours France)

Résumé :La maladie d'Alzheimer est la première cause de démence dégénérative. Cette maladie se caractérise par l'apparition et l'aggravation progressive d'un déclin cognitif, touchant classiquement la mémoire pour s'étendre progressivement aux autres fonctions cognitives (capacités de jugement, langage, attention, capacités visuo-spatiales...), associé à des troubles des affects et des modifications de la personnalité. Tous ces symptômes vont retentir progressivement sur l'autonomie du sujet.
D'autres maladies neurodégénératives, encore appelées syndromes d'atrophie corticale focale, s'apparentent à cette maladie mais touchent souvent les sujets plus jeunes et sont caractérisées par un trouble prédominant dans un domaine cognitif précis. Ces tableaux portent le nom d'aphasie progressive primaire lorsqu'ils touchent le langage et de syndrome de Benson lorsqu'ils affectent l'identification visuelle et/ou le repérage dans l'espace. On sait encore peu de choses sur les processus neuropathologiques de ces affections du système nerveux. L'utilisation de nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, dites d'imagerie moléculaire, nous permet maintenant de repérer précocement les lésions cérébrales dégénératives sous jacentes, en particulier les plaques amyloïdes. Nous proposons dans ce travail de localiser et quantifier la charge en lésions amyloïdes dans l'aphasie progressive et le syndrome de Benson, grâce à l'utilisation de la Tomographie par Emission de Positons : TEP [18 F] AV45. Cette technique d'imagerie, que nous développons déjà dans l'unité U 930 dans la maladie d'Alzheimer, devrait nous permettre d'améliorer le diagnostic précoce des syndromes d'atrophie corticale focale, dont le diagnostic est souvent difficile, et ainsi de proposer une prise en charge adaptée. De plus, une meilleure compréhension des processus pathologiques impliqués dans ces maladies nous permettra de pouvoir proposer, lorsqu'ils seront disponibles, des thérapeutiques spécifiques).

Mots clés significatifs : Maladie D'Alzheimer, aphasie progressive, syndrome de Benson

Montant du financement: 20 300euros

retour vers le sommaire

 

 

Directeur de la publication:
Professeur Thérèse Planiol

Administrateur: Yves Tillet

Dernière mise à jour le : 22 février 2011

Copyright © 2005-2011, Fondation Thérèse et René Planiol, 37600 Varennes, Tous droits réservés